vendredi 18 septembre 2026

La Police nationale d’Haïti lance une enquête officielle sur le massacre de Kenscoff

Le directeur intérimaire de la PNH a mandaté la DCPJ pour élucider les attaques de gangs armés sur Kenscoff du 23 au 24 août, en examinant les éventuelles complicités et négligences.

La Police nationale d’Haïti lance une enquête officielle sur le massacre de Kenscoff
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Le 26 août 2026, le directeur général intérimaire de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison, a ordonné à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) de conduire une enquête approfondie sur les violences qui ont secoué la commune de Kenscoff, à l’est de Port‑au‑Prince, dans la nuit du 23 au 24 août.

Selon une note interne consultée par AlterPresse, la mission de la DCPJ consiste à déterminer les modalités d’intrusion de groupes lourdement armés dans la localité, à identifier les personnes impliquées et à vérifier s’il existe des faits de complicité ou de négligence au sein des autorités locales. L’enquête devra également établir les responsabilités juridiques et proposer les mesures légales appropriées.

Contexte de l’incident

Les attaques de gangs armés à Kenscoff ont fait plusieurs victimes et provoqué d’importants dégâts matériels. Les assaillants, équipés d’armes de guerre, ont pénétré la commune malgré la présence supposée de forces de sécurité. Les habitants ont décrit une situation de chaos, avec des tirs continus et des pillages.

Le même jour, le commandant en chef de la PNH, accompagné de membres du haut commandement, s’est rendu à Kenscoff pour évaluer les conséquences de l’assaut. Cette visite, qui a eu lieu le 24 août, a été présentée comme une première étape d’évaluation avant le lancement de l’enquête judiciaire.

Le mandat donné à la DCPJ reflète la volonté de l’institution de répondre aux critiques croissantes concernant la capacité de l’État à protéger les populations contre les groupes armés. Les autorités ont souligné que les résultats de l’enquête seront rendus publics et serviront de base à d’éventuelles poursuites.

Cette initiative intervient dans un contexte plus large de tension sécuritaire en Haïti, où plusieurs communes ont été ciblées par des groupes criminels au cours des derniers mois. Le gouvernement, tout en renforçant les capacités des garde‑côtes et en cherchant une coopération internationale, mise désormais sur une réponse judiciaire pour dissuader de futures violences.


Source : AlterPresse
AlterPresse