Le Bureau des mines et de l’énergie (BME) a publié une mise en garde invitant les autorités et la population haïtienne à maintenir une vigilance permanente face aux séismes, même si les magnitudes enregistrées sur le territoire au cours des deux derniers mois restent modestes.
Données sismiques de juin et juillet 2026
Selon le bulletin sismique spécial d’août 2026, Haïti a connu 24 séismes en juin et 29 en juillet. Les magnitudes ont oscillé entre 1,3 et 3,2 en juin, et entre 1,4 et 4,1 en juillet, sans qu’aucun d’eux ne représente un danger majeur. Le BME souligne toutefois la prévalence de tremblements peu profonds, signe d’une activité tectonique continue le long des structures actives de la plaque Caraïbe.
Le Nord‑Ouest a concentré le plus grand nombre d’événements en juin (8 séismes, soit 33 % du total), tandis que les Nippes ont mené en juillet avec 8 séismes (26 %). Le reste du pays a enregistré des secousses plus dispersées, notamment dans le Nord‑Ouest (7) et le Sud (5). L’Observatorio sismológico politécnico Loyola (Ospl) a recensé 140 séismes en juin et 207 en juillet, principalement de faible magnitude.
Contexte régional
La mise en garde du BME intervient alors que la région des Amériques a été secouée par des séismes de forte magnitude. Au Venezuela, deux tremblements de 7,2 et 7,5 le 24 juin 2026 ont fait plus de 6 300 morts et près de 1 400 disparus, avec des milliers de bâtiments classés à haut risque. En Colombie, un séisme de magnitude 7,4 le 10 août 2026 a causé près de 300 décès et de nombreux disparus.
Bien que la plaque Caraïbe ne fasse pas partie de la ceinture de feu du Pacifique, Haïti reste exposé à des mouvements tectoniques résultant de l’interaction avec les plaques nord‑américaine, sud‑américaine et de Cocos. Les autorités dominicaines ont récemment appelé à renforcer la qualité des constructions et la préparation de la population, un appel qui trouve un écho dans les recommandations du BME.
En conclusion, le BME estime que la combinaison d’une activité sismique persistante, d’une proportion élevée d’événements en mer et du contexte régional justifie le maintien d’une surveillance continue et le renforcement des mesures de prévention des risques.
Source : AlterPresse
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