Le Collectif Défenseurs Plus a publié une note dénonçant la multiplication des assassinats et des enlèvements à des fins de rançon sur le territoire haïtien. Au cœur de cette dénonciation se trouve le meurtre de Joseph Willard Vancol, directeur de la station radio Ti Boukan FM et responsable du centre de formation paysan de l’Iteca, à Gressier, au sud de Port‑au‑Prince.
Vancol a été enlevé lors d’une attaque du centre le 20 août 2026. Son corps a été découvert près de trois semaines plus tard, confirmant la gravité de la situation sécuritaire. Le collectif qualifie cet acte de « crapuleux » et exige que les auteurs, tant intellectuels que matériels, soient traduits en justice et sanctionnés conformément à la loi.
Appel à la libération des otages
En plus de réclamer des poursuites, le Collectif Défenseurs Plus demande la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes actuellement retenues contre rançon. Il rappelle que l’État haïtien a l’obligation légale et morale de mobiliser les forces publiques afin d’éradiquer cette pratique et de rétablir l’ordre sur l’ensemble du pays.
Cette demande s’inscrit dans un contexte de violence accrue : plus de 5 000 personnes ont été déplacées à la suite d’attaques meurtrières à Petite Rivière de l’Artibonite le 1er avril 2026, et des opérations policières dans l’Artibonite ont récemment fait plusieurs bandits morts ou blessés. Les récents événements soulignent la persistance d’un climat d’insécurité qui affecte quotidiennement la population.
Le Collectif Défenseurs Plus insiste sur la nécessité d’une réponse coordonnée et efficace des autorités, appelant à une mobilisation accrue des forces de l’ordre pour mettre fin à ces pratiques odieuses et protéger les citoyens.
Source : AlterPresse
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