Le conseiller-président Smith Augustin, en mission officielle à Washington, s’est entretenu, ce jeudi 10 avril 2025, avec le Secrétaire général de l’OEA, Luis Almagro, autour de la crise sécuritaire et humanitaire que connaît le pays.
Ces pourparlers s’inscrivent dans le cadre d’un plaidoyer visant à renforcer la coopération entre Haïti et d’autres pays de la région.
Lors de cette entrevue, le membre du conseil présidentiel, Smith Augustin, a peint un tableau terne de la situation sécuritaire du pays, tout en mettant en relief que les actes criminels ont pris aussi une dimension transnationale, car les troupes criminelles opérant sur le sol haïtien ont des connections avec des réseaux internationaux illicites de trafic d’armes, de munitions et de drogues.
Par conséquent, le conseiller président a plaidé en faveur d’un appui renforcé des partenaires internationaux en vue de faire face aux accrues des menaces devant combattre le grand banditisme.
Plus loin, Smith Augustin persiste son plaidoyer sur la mobilisation de 900 millions de dollars américains aux fins du déploiement complet et effectif des 2400 membres de la Mission Multinationale d’Appui à la Sécurité (MMAS) en Haïti, suite à la demande qui a été faite par le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres.
De son côté, le Secrétaire général Almagro a accueilli favorablement la proposition du membre du CPT d’organiser en urgence un symposium régional sur la situation sécuritaire en Haïti qui aura pour objectif:
•approfondir la compréhension des causes structurelles, des enjeux nationaux et des dimensions transnationales de la criminalité en Haïti.
•contribuer à l’élaboration d’un plan international stratégique de réponse;
•Et trouver un engagement international autour du financement dudit plan.
Toutefois, le conseiller-président Smith Augustin en a profité pour renouveler l’engagement ferme du Conseil présidentiel de transition en faveur d’un retour à l’ordre démocratique institutionnel à travers l’organisation du référendum constitutionnel et des prochaines élections, devant mener à la passation du pouvoir à un président élu en février 2026.









