Dans la nuit du 23 au 24 août 2026, la commune de Kenscoff, située à l’est de Port‑au‑Prince, a été le théâtre d’une violente offensive menée par des groupes armés. Selon les autorités, l’assaut a été partiellement repoussé par les policiers, mais il a coûté la vie à au moins trente personnes et fait de nombreux blessés.
Réaction de l’État
Le gouvernement haïtien a immédiatement déclaré l’état d’alerte maximale pour l’ensemble des forces de sécurité. Dans un communiqué officiel, les responsables ont exprimé leurs condoléances aux familles des victimes et qualifié l’incident d’« odieuse agression criminelle » et d’« ignominie ». Le Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé a affirmé se tenir aux côtés de chaque Haïtien éprouvé, en insistant sur la dignité et la solidarité nationale.
Les autorités ont indiqué que des ordres clairs avaient été donnés pour protéger la population, sécuriser la zone et intervenir rapidement afin de rétablir l’autorité sur tout le territoire de Kenscoff. Le communiqué précise que « aucun groupe armé ne prospérera en Haïti » et que les forces de sécurité sont mandatées pour poursuivre, neutraliser et mettre hors d’état de nuire les criminels.
Contexte sécuritaire à Kenscoff
Cette attaque s’inscrit dans une série d’incidents récents dans la région. Le 7 août 2026, une embuscade tendue contre la Police nationale d’Haïti (PNH) à Viard 2, Kenscoff, avait déjà fait un mort parmi les brigadiers de vigilance et trois policiers blessés. Un véhicule blindé de la PNH avait été incendié à l’aide de cocktails Molotov. Depuis janvier 2025, plusieurs localités de Kenscoff restent sous l’emprise de gangs armés malgré les opérations répétées des forces de sécurité.
L’agent exécutif intérimaire de Kenscoff, Massilon Jean, a décrit les faits comme un véritable « massacre », soulignant l’urgence d’une réponse coordonnée et soutenue.
Le gouvernement a appelé la population à garder confiance, assurant que Kenscoff « ne sera pas abandonnée » et que le pays « ne sera pas livré aux bandits ». Les autorités promettent que la répression des groupes armés se fera « sans faiblesse et sans délai ».
Source : AlterPresse
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