lundi 3 août 2026

Le gouvernement haïtien intensifie les actions pour le retour des déplacés internes face à la recrudescence des violences

Le pays compte 1,5 million de déplacés internes ; les autorités lancent des programmes de reconstruction à Port‑au‑Prince, Gressier et Mirebalais tout en luttant contre les gangs qui entravent les retours.

Actualités - Alaminuteinfo.com
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Le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays a atteint 1,5 million, selon le Haut‑commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Cette hausse, bien que modérée, reflète la persistance de l’insécurité et des difficultés humanitaires qui poussent les habitants à fuir leurs foyers.

Initiatives à la capitale

À Port‑au‑Prince, le gouvernement a annoncé la fermeture de trois centres d’accueil, dont celui géré par l’OPC qui hébergeait des familles originaires du quartier de Solino. Les résidents ont reçu une aide de 100 000 gourdes pour financer un nouveau logement. Parallèlement, les autorités avancent sur le plan de reconstruction de Solino, en intégrant des mesures de sécurité et l’accès aux services de base.

Efforts de réintégration à Gressier

Dans la commune de Gressier, les responsables locaux ont entrepris la démolition de structures illégales le long de la route nationale 2, facilitant ainsi le retour des habitants au centre‑ville. Toutefois, la zone nord de la ville reste hors du contrôle des forces de l’ordre, ce qui complique la sécurisation complète du territoire.

Violence persistante à Kenscoff

À Kenscoff, la situation demeure critique. Les gangs dominent la plupart des sections communales et ont récemment mené une attaque qui a fait trois blessés parmi les brigadiers et un disparu. Les forces de police ont toutefois réussi à repousser les assauts, mais la menace d’une extension vers Pétion‑Ville persiste.

Plan de retour à Mirebalais

Dans le Plateau Central, la municipalité de Mirebalais a validé un dispositif visant le rapatriement des déplacés. Le projet prévoit le retrait du gang de Canaan et la dissolution du groupe d’autodéfense « Back up Ferrailles », processus lancé par un décret le 26 juillet 2026. Le maire a affirmé que les forces de l’ordre reprendront le contrôle, excluant toute cohabitation avec les groupes armés.

Entre mars et juin 2026, le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU et ses partenaires ont recensé 20 000 nouveaux déplacés, tandis que l’OIM indique une légère hausse du total à 1,47 million en mai 2026. Le même trimestre a vu le doublement du nombre d’incidents sécuritaires, avec 185 cas signalés principalement dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite.


Source : Radio Métropole
Radio Métropole