mardi 3 novembre 2026

Le KPN propose un exécutif à deux têtes pour réinventer la gouvernance haïtienne

Lors d’un atelier à Cap‑Haïtien, le Collectif Populaire du Nord a présenté l’idée d’un exécutif bicéphale, appelant à un nouveau pacte républicain face aux crises sécuritaire et institutionnelle.

Le KPN propose un exécutif à deux têtes pour réinventer la gouvernance haïtienne
Partager cet article

Le vendredi 30 octobre 2026, le Collectif Populaire du Nord (KPN) a réuni plusieurs acteurs de la société civile à Cap‑Haïtien pour débattre des voies de sortie de la crise qui touche Haïti sur les plans sécuritaire, politique et institutionnel. L’atelier, organisé dans un contexte d’insécurité persistante et d’affaiblissement des institutions, a mis en avant la nécessité de repenser la structure même du pouvoir exécutif.

Willy Jean‑Louis, président du KPN, a présenté la proposition d’un exécutif bicéphale, c’est‑à‑dire un gouvernement dirigé par deux chefs d’État. Selon lui, ce modèle pourrait améliorer la coordination des actions de l’État et renforcer la solidité des institutions publiques. Il a toutefois souligné que la mise en œuvre d’une telle formule exigerait des mécanismes clairs de partage des responsabilités et de contrôle afin d’éviter les conflits de compétences au sommet du pouvoir.

La professeure Adelleine Saintilmonda a rappelé l’importance de mobiliser l’ensemble des composantes de la société autour d’un nouveau pacte républicain. Elle a insisté sur le rôle central de la participation citoyenne et sur la nécessité de bâtir un consensus national avant d’entamer toute réforme institutionnelle.

Yonel Jean‑Pierre, vice‑président du KPN, a plaidé pour un dialogue constructif entre les différents secteurs de la société. Il a annoncé la rédaction d’un document de propositions destiné à servir de base à un débat national plus large, incluant des thématiques telles que la démocratie, la justice sociale, la souveraineté nationale, la sécurité et le renouvellement du leadership politique.

L’atelier a ainsi relancé le débat sur les limites du processus de transition en cours et sur les alternatives possibles pour garantir un État fonctionnel et responsable. Au-delà des échéances électorales, la question centrale reste celle de l’architecture politique et institutionnelle qui permettra à Haïti de répondre aux besoins de sa population.


Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info