Le chef du gouvernement haïtien, Alix Didier Fils‑Aimé, a effectué son inscription au registre électoral ce mardi au lycée national de Pétion‑Ville, présentant cet acte comme une manifestation du devoir civique et un signal fort en faveur du processus électoral amorcé par le Conseil électoral.
Un appel à l’ensemble des électeurs
Le Premier ministre a invité toutes les personnes disposant d’une Carte d’identification nationale valide à se rendre dans les centres d’inscription, que ce soit à Port‑au‑Prince, dans les villes de province ou dans les communes les plus reculées. Selon lui, l’inscription constitue « la première expression de la souveraineté populaire » en vue des élections dont le premier tour est prévu le 13 décembre.
Interrogé sur les critiques de certains acteurs politiques l’accusant de favoriser son propre camp, Fils‑Aimé a rejeté ces accusations, précisant qu’il ne sait pas encore pour quel candidat il votera, les prétendants n’étant pas officiellement connus.
Contexte sécuritaire et logistique
Face aux inquiétudes liées à la dégradation de la situation sécuritaire, le Premier ministre a rassuré la population en affirmant que les conditions nécessaires seront réunies pour permettre aux électeurs de choisir librement leurs dirigeants. Il a souligné que l’État a mis à disposition du Conseil électoral les moyens requis et que les efforts en matière de sécurité se poursuivraient.
Le président du Conseil électoral, Jacques Desrosiers, a indiqué que près de 13 000 électeurs avaient été enregistrés lors de la seule journée du 3 août. L’objectif affiché est d’inscrire entre trois et quatre millions d’électeurs parmi les quelque 6,5 millions d’Haitiens en âge de voter.
Sur place, plusieurs futurs électeurs ont exprimé le souhait de voir le processus aboutir, rappelant que l’absence de scrutins depuis plus d’une décennie a contribué au délitement des institutions et de la société haïtienne.
Source : Radio Métropole
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