Le Syndicat national des policiers haïtiens (SYNAPOHA) a exprimé son opposition à la diminution de 15 % des primes accordées aux forces de l’ordre, telle qu’elle apparaît dans le budget rectificatif de l’exercice fiscal 2025‑2026. Cette mesure, publiée dans le décret officiel du Moniteur, a été signalée par le syndicat dans une note diffusée le 6 août 2026 à Tabarre.
Le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) a, quant à lui, envoyé une correspondance datée du 14 juillet 2026 indiquant que l’entrée en vigueur de la réduction serait repoussée au 1er octobre 2026, offrant ainsi un délai supplémentaire aux agents concernés.
Motifs de l’opposition
Le SYNAPOHA reconnaît les contraintes budgétaires de l’État, mais estime que toute mesure affectant les revenus des policiers doit tenir compte de leurs besoins économiques. Le syndicat rappelle que les agents doivent subvenir aux dépenses courantes de leurs familles, notamment l’alimentation, le logement, l’éducation des enfants et les soins de santé.
Au regard de ces réalités, le syndicat considère que la réduction des primes ne peut être envisagée sans mesures d’accompagnement. Il demande notamment l’instauration de subventions scolaires pour les enfants des policiers et un accès facilité à la carte d’assurance de l’Office d’Assurance Accidents du Travail, Maladie et Maternité (OFATMA) dans les établissements de santé.
Enjeu au-delà des primes
Pour le SYNAPOHA, la question dépasse le simple ajustement des primes. Le syndicat insiste sur la nécessité d’un revenu suffisant pour garantir la dignité des policiers et leur capacité à exercer leurs missions de manière efficace au service de la population.
Le débat s’inscrit dans un contexte plus large de discussion sur les priorités budgétaires et la reconnaissance du rôle essentiel des forces de l’ordre dans la société haïtienne.
Source : Vant Bèf Info
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