Le mardi 1er septembre, un collectif de commerçants et de petites entreprises du secteur informel a conduit une manifestation non violente à Port‑au‑Prince. Le défilé, parti du quartier Boudon et achevé devant la Villa d’Accueil à Delmas 60, visait à interpeller le Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé ainsi que les membres de son cabinet.
Des revendications centrées sur la sécurité et la mobilité
Les participants ont souligné que les violences perpétrées par des groupes armés depuis près de deux ans ont paralysé leurs activités au Champs‑de‑Mars. Les tirs répétés et les actes de banditisme ont rendu impossible le commerce quotidien, affectant directement la capacité des familles à subvenir à leurs besoins.
Face à cette situation, les manifestants ont exigé le rétablissement et la sécurisation des principaux axes routiers, estimant que cela permettrait la reprise des échanges commerciaux et la circulation des biens essentiels.
Une demande d’appui financier pour la rentrée scolaire
En plus de la sécurité, le collectif a sollicité une aide financière d’au moins 100 000 gourdes par commerçant afin d’acquérir les fournitures scolaires nécessaires pour leurs enfants. La rentrée, prévue le 7 septembre, représente une source d’inquiétude majeure, les familles n’étant plus en mesure de couvrir les dépenses liées à l’éducation.
Les organisateurs ont rappelé qu’il s’agissait de leur sixième mobilisation pour ces mêmes exigences. Ils ont averti que, sans réponse rapide du gouvernement, une nouvelle manifestation pourrait être organisée le 7 septembre, incluant les enfants et bloquant les abords de la Villa d’Accueil.
Le collectif a conclu en appelant les autorités à agir sans délai pour restaurer la sécurité, rouvrir les routes principales et offrir un soutien économique aux petits commerçants touchés par la crise.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info







