vendredi 18 septembre 2026

Les députés américains Pressley et Clarke appellent à la restauration du TPS pour Haïti

Ayanna Pressley et Yvette Clarke dénoncent les expulsions massives de Haïtiens après la fin du statut de protection temporaire et pressent le Congrès d’adopter rapidement le projet de loi H.R. 1689.

Les députés américains Pressley et Clarke appellent à la restauration du TPS pour Haïti
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Les représentantes américaines Ayanna Pressley et Yvette Clarke, co‑présidentes du House Haiti Caucus, ont qualifié de « déshumanisantes » les expulsions de ressortissants haïtiens qui s’intensifient depuis la fin du statut de protection temporaire (TPS) en juillet 2026. Selon leurs déclarations du 31 août 2026, plus de 350 000 Haïtiens risquent de perdre leur emploi et d’être renvoyés, ce qui menace la stabilité de leurs familles aux États‑Unis.

Une demande législative urgente

Les deux parlementaires ont exhorté le Sénat à adopter sans délai le texte H.R. 1689, adopté en avril 2026 par la Chambre des représentants avec un soutien bipartisan. Ce projet de loi oblige le secrétaire à la Sécurité intérieure à redésigner Haïti pour le TPS, afin de protéger plus de 300 000 ressortissants. Des sénateurs ont déjà demandé l’inscription immédiate du texte à l’ordre du jour du Sénat dès la reprise de la session en septembre 2026.

Pressley et Clarke ont rappelé que les Haïtiens contribuent aux communautés américaines et ont dénoncé ce qu’elles considèrent comme un ciblage de l’administration Trump, qui aurait « livré » ces personnes aux griffes de gangs violents en Haïti.

Des expulsions régulières et un contexte de crise

Depuis la fin du TPS, le gouvernement américain organise au moins deux vols d’expulsion chaque semaine, transportant environ 200 personnes. Le 27 août 2026, 161 personnes ont été renvoyées des États‑Unis et des Bahamas vers l’aéroport du Cap‑Haïtien. Des vols similaires ont eu lieu le 20 août et le 16 juillet 2026, impliquant parfois des individus avec des antécédents judiciaires, selon le Miami Herald et le service d’immigration et de douanes (ICE).

Parallèlement, le Département d’État a renforcé son avis de voyage déconseillant tout déplacement en Haïti, recommandant aux citoyens américains d’origine haïtienne de laisser des échantillons d’ADN et des dossiers dentaires à leurs proches, en raison du risque extrême lié à la criminalité.

Des avocats contestent la fin du TPS en s’appuyant sur cet avis comme preuve de la dangerosité reconnue par l’administration américaine. Ils soulignent que la situation humanitaire en Haïti, marquée par l’instabilité politique, la violence généralisée et l’accès limité aux services essentiels, rend les expulsions d’autant plus critiques.


Source : AlterPresse
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