Lors d’une conférence de presse à Delmas, les porte-parole de l’Association des Douaniers Haïtiens (ADH) ont rappelé aux autorités leurs engagements envers les agents affectés aux postes frontaliers. Le coordonnateur Jean Robert Plaisimond et le porte‑parole adjoint Jean Roody Alcybiade ont souligné que la spécificité de la mission douanière justifie l’instauration d’un statut particulier, encore non appliqué.
Des revendications centrées sur le statut et l’infrastructure
Les douaniers demandent que le directeur général de la douane, Walter Gabellus, honore les promesses de statut spécial et que le Premier ministre, Alix Didier Fils‑Aimé, délivre les lettres de nomination déjà signées. Ils réclament également une réorganisation de l’administration douanière afin d’alléger les dysfonctionnements constatés dans plusieurs bureaux frontaliers.
Au cœur des revendications figure l’amélioration des conditions de travail : équipements adéquats, espaces de travail décents et mesures de sécurité renforcées. L’ADH précise que les agents refusent toute implication dans des pratiques de corruption ou de détournement de fonds.
Un déséquilibre budgétaire apparent
Selon les chiffres avancés par l’association, le budget de fonctionnement de la douane ne dépasserait pas 6 milliards de gourdes, alors que les recettes douanières s’élèveraient à plus de 144 milliards de gourdes par exercice fiscal. L’ADH estime que ces ressources devraient permettre de financer les réformes demandées et d’améliorer le cadre de travail des agents.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Collin, a été invité à répondre aux revendications et à signer un protocole d’accord pour la mise en œuvre du statut particulier. L’ADH conclut en appelant à un dialogue constructif avec le gouvernement afin de garantir la continuité du service public douanier.
Source : Vant Bèf Info
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