La Direction de l’Immigration et de l’Émigration (DIE) franchit une étape décisive dans sa gestion financière. Désormais, aucun paiement en espèces ne sera accepté, ni au siège, ni dans les annexes de l’institution. Le ministre de l’Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, en a fait l’annonce officielle lors d’une récente journée portes ouvertes.
Tous les fonds collectés par la DIE doivent désormais être versés directement sur un compte bancaire, sous le contrôle du ministère de l’Économie et des Finances (MEF). Un comptable public désigné sera la seule personne habilitée à autoriser les dépenses, a expliqué le ministre. Cette décision vise à mieux encadrer les transactions et à renforcer le contrôle des finances publiques.
Le mot d’ordre de l’administration actuelle est clair : la transparence. Paul Antoine Bien-Aimé a souligné la volonté du gouvernement de rompre avec les pratiques douteuses du passé. Pour lui, cette nouvelle politique représente un pas important vers une gestion plus rigoureuse des ressources de l’Etat et une amélioration de la confiance des citoyens dans les institutions publiques.
Outre cette réforme administrative, le ministre a promis la mise en œuvre de mesures strictes pour lutter contre la fraude dans le processus de délivrance des passeports. Il a dénoncé l’utilisation récurrente de faux cachets et de faux extraits d’archives dans les dossiers soumis, un phénomène qui mine la crédibilité de la DIE.
Avec cette série de mesures, les autorités entendent assainir le fonctionnement de la DIE et redonner à cette institution un rôle digne de sa mission. S’il est couronné de succès, cet engagement en faveur de la transparence pourrait servir de modèle à d’autres secteurs de l’administration publique.









