Le 4 septembre 2026, une séance de débats a réuni journalistes, représentants de la société civile et membres de la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR) pour examiner la contribution des médias à la recherche de la paix en Haïti. Parmi les participants, Guerda Prévilon, coordinatrice de la CNDDR, a rappelé que l’information doit devenir un levier de réconciliation plutôt qu’un facteur d’escalade.
Exigences d’une information rigoureuse
Les intervenants ont souligné que couvrir des faits violents impose une exigence accrue de vérification et de précision. Les journalistes doivent choisir leurs mots avec soin, éviter les généralisations et s’assurer que les témoignages des victimes sont présentés dans le respect de leur dignité. Cette rigueur est perçue comme indispensable pour empêcher la propagation de rumeurs susceptibles d’alimenter les tensions.
Enjeux sécuritaires pour les reporters
Le débat a rapidement abordé la réalité quotidienne des reporters : menaces, agressions, pressions politiques et difficultés d’accès aux zones de conflit. Ces obstacles compromettent la liberté de la presse et limitent la capacité des médias à jouer un rôle de médiateur. Les participants ont appelé à des mesures de protection renforcées, tant de la part des autorités que des organisations internationales, afin de garantir un environnement de travail sûr.
Vers un dialogue constructif
Si les médias ne peuvent pas résoudre la crise à eux seuls, ils peuvent néanmoins faciliter le dialogue en donnant la parole aux différentes parties, en dénonçant la désinformation et en mettant en avant des initiatives locales de réconciliation. Dans un contexte où la confiance envers les institutions est érodée, une information responsable apparaît comme un outil essentiel pour restaurer le lien social.
Les conclusions de la rencontre insistent sur la nécessité d’un engagement collectif : les journalistes, les autorités et les acteurs de la société civile doivent collaborer pour créer un espace d’échange où la vérité prime et où la violence ne trouve plus d’amplification médiatique.
Source : Vant Bèf Info
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