Le vendredi 4 septembre 2026, les autorités de Delmas ont interrompu une nouvelle réunion de manifestants qui soutiennent la Cour de cassation et leurs partenaires. Les forces de police ont employé du gaz lacrymogène pour disperser les participants, provoquant un désarroi parmi les commerçants et les riverains.
Exigences des manifestants
Les protestataires réclament la mise en place d’un régime bicéphale et le départ du Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé. Ils insistent également sur la nécessité d’une réflexion approfondie concernant l’avenir politique du pays, ainsi que sur le respect de l’article 149 de la Constitution de 1987, qui, selon eux, garantit certains équilibres institutionnels.
Contexte et antécédents
Cette mobilisation s’inscrit dans un climat de fortes tensions politiques et sécuritaires. Elle fait suite à une première manifestation organisée par le même groupe le 12 août, également à Delmas. Les organisateurs ont indiqué qu’ils poursuivront leurs actions tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites, notamment le retrait du chef du gouvernement.
L’intervention policière a eu des répercussions immédiates sur le quotidien du quartier. De nombreux commerçants ont dû fermer leurs boutiques temporairement, tandis que les passants ont cherché à se mettre à l’abri des effets du gaz. Les activités dans la zone ont été suspendues pendant plusieurs heures.
Perspectives
Les autorités n’ont pas encore communiqué de justification détaillée de l’usage du gaz lacrymogène, mais la décision souligne la difficulté à concilier les exigences de la population avec le maintien de l’ordre public. Les manifestants, quant à eux, réaffirment leur volonté de poursuivre les rassemblements jusqu’à l’obtention du départ du Premier ministre et au rétablissement d’une situation de paix et de sécurité durable.
Source : Vant Bèf Info
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