vendredi 18 septembre 2026

Plus de trois mille Haïtiens expulsés par la République dominicaine au cours d’un week-end

La Direction générale de la migration dominicaine a renvoyé 3 492 ressortissants haïtiens entre le 28 et le 30 août 2026, tandis que les États‑Unis et les Bahamas ont également procédé à des rapatriements, dans un contexte de tension sécuritaire et de fin du TPS aux États‑Unis.

Plus de trois mille Haïtiens expulsés par la République dominicaine au cours d'un week-end
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Durant le week‑end du 28 au 30 août 2026, la Direction générale de la migration (DGM) de la République dominicaine a déclaré avoir expulsé 3 492 étrangers en situation irrégulière, parmi lesquels plus de trois mille Haïtiens. Les opérations, menées simultanément dans plusieurs provinces frontalières, ont conduit à la remise des personnes arrêtées aux autorités haïtiennes aux postes de Dajabón, Elías Piña, Jimaní et Pedernales.

Rapatriements parallèles depuis les États‑Unis et les Bahamas

Le 27 août, l’aéroport international du Cap‑Haïtien a accueilli 161 personnes expulsées à la suite de deux vols distincts en provenance des États‑Unis et des Bahamas. Parmi les 57 ressortissants renvoyés par les autorités américaines figuraient deux familles avec des enfants nés aux États‑Unis et au Brésil, le plus jeune ayant trois ans. Un autre vol, organisé par Bahamasair, a rapatrié 104 Haïtiens depuis Nassau, dont 76 hommes, 27 femmes et une mineure.

Les autorités bahaméennes ont indiqué qu’elles intensifient leurs opérations migratoires, dépassant les 2 000 rapatriements annuels de diverses nationalités, dont des Dominicains, Brésiliens, Équatoriens et Américains.

Contexte sécuritaire et politique

Ces expulsions interviennent alors que le pays fait face à une recrudescence de la violence des gangs et à la suppression du Statut de protection temporaire (TPS) accordé aux Haïtiens aux États‑Unis, effectif depuis le 27 juillet 2026. Washington avait prévenu Port‑au‑Prince d’une possible hausse des renvois, estimant jusqu’à 250 personnes par semaine via deux vols hebdomadaires.

Des parents expulsés ont exprimé leur inquiétude quant au renvoi d’enfants nés à l’étranger vers une situation jugée « précaire sur les plans sécuritaire et humanitaire », tout en critiquant la coopération des autorités haïtiennes.


Source : AlterPresse
AlterPresse