dimanche 2 août 2026

Scandale BNC : l’étau se reserre sur les conseillers-présidents, qui sont dans le collimateur de la justice

Scandale Bnc L'étau Se Reserre Sur Les Conseillers Présidents, Qui Sont Dans Le Collimateur De La Justice
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Des mandats de comparution ont été émis à l’encontre des conseillers-présidents Louis Gerald Gilles, Smith Augustin, Emmanuel Vertilaire ainsi que Lonick Léandre par le magistrat instructeur Me.Benjamin Felismé le lundi 2 décembre 2024 pour leur implication présumée dans le scandale de corruption à la Banque nationale de crédit (BNC). Ces quatre sont accusés de pots-de-vin, abus de fonction et corruption passive.

Le juge instructeur chargé de ce dossier, Me.Benjamin Félismé, a élaboré un calendrier de mandats bien défini pouvant lui permettre d’instruire minutieusement cette épineuse affaire. A cet effet, ces inculpés auront à se présenter l’un après l’autre dans le carré du magistrat entre 5 et 11 décembre. D’abord avec Lonick Léandre le 5 décembre, les 9 et 10 seront respectivement le tour du Dr. Louis Gerald Gilles et d’Emmanuel Vertilaire, puis le 11 décembre avec Smith Augustin, qui mettra fin à cette session d’audition prévue dans le cadre du scandale à la Banque nationale de crédit (BNC).

Par ailleurs, l’homme de loi en a saisi l’opportunité pour expliquer à ces inculpés à travers dudit mandat, comme veut la procédure, ils pourront se faire accompagner de leurs avocats durant toute l’instruction en référence à l’article 24-3 de la loi mère du pays.

En revanche, si ces derniers refusent de se conformer à la demande du magistrat, des mandats d’amener seront acheminés à l’égard des 3 conseillers-présidentiels, conformément aux articles 30 et 77 du code d’instruction criminelle, a indiqué l’homme de la basoche.

Ce scandale a éclaté lorsque Raoul Pierre-Louis a accusé ces conseillers de lui avoir demandé 100 millions de gourdes pour qu’il conserve son poste à la tête du conseil d’administration de la BNC. Cette affaire a provoqué des appels à l’écartement des trois accusés de leurs fonctions afin de garantir une enquête impartiale.

Jusqu’à cette présente minute, ces accusations ont été rejetées d’un revers de main par ces trois conseillers.

Plus loin, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) avait démenti que la présidence subisse des pressions de la communauté internationale pour écarter les trois Conseillers-présidents cités dans le dossier de la BNC.
Selon une source digne de foi, les rumeurs entourant cette affaire résultent des enjeux liés à la nomination des Directeurs Généraux des organismes autonomes. Toutefois, la source tient à préciser également que le CPT n’aura pas à intervenir sur cette épineuse affaire avant qu’une décision de justice soit prononcée.

Faut-il bien se rappeler qu’Emmanuel Vertilaire, Louis Gérald Gilles et Smith Augustin avaient refusé de comparaître en octobre dernier par-devant le magistrat Benjamin Félismé, arguant qu’ils ont de l’immunité présidentielle et seulement la Haute Cour de justice peut les convier dans cette affaire