samedi 1 août 2026
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Tensions à la DGI : une allocation de 50 000 gourdes creuse les divisions entre employés

La Direction Générale des Impôts (DGI) est actuellement le théâtre de vives tensions, exacerbées par la distribution d’une prime de 50 000 gourdes à certains de ses employés. Selon Medèze Lazarre, syndicaliste au sein de l’institution, entre 45% et 50% des employés ont reçu cette somme, initialement destinée aux cadres de la DGI. Cette décision intervient alors qu’une grève paralyse une partie du personnel, qui réclame de meilleures conditions de travail et une augmentation de salaire.

Cette répartition des fonds, perçue comme inégalitaire, ravive les divisions au sein du personnel. Pour les grévistes, la décision de n’accorder cette somme qu’à une partie du personnel est perçue comme un acte de favoritisme qui ignore les revendications des grévistes. Ces derniers, n’ayant rien reçu, dénoncent une politique de gestion qui, selon eux, creuse le fossé entre ceux qui bénéficient de privilèges et ceux qui se battent pour leurs droits.

Medèze Lazarre met en garde les autorités sur les conséquences de cette répartition. Selon lui, une telle décision risque de compliquer davantage le processus de négociation avec les grévistes et d’envenimer les relations internes à la DGI. Il appelle à une gestion plus prudente et plus équitable des ressources, afin de préserver l’unité du personnel. « Il est essentiel que les fonds soient distribués de manière à éviter toute forme de division, surtout en période de tension sociale », a-t-il affirmé.

Le syndicaliste a également appelé à une révision de cette politique de répartition, estimant qu’une approche plus équitable permettrait non seulement de répondre aux revendications des grévistes, mais aussi de maintenir un climat de travail harmonieux. Dans un contexte de mécontentement social croissant, M. Lazarre exhorte la direction de la DGI à adopter des mesures inclusives afin d’éviter un profond clivage entre les employés.

Cette situation met en évidence les défis auxquels la DGI est confrontée en termes de gestion du personnel et de répartition des ressources. Alors que certains employés sont récompensés par des indemnités substantielles, d’autres, en grève, restent sans réponse à leurs revendications. Une situation qui risque de compromettre le climat social au sein de l’institution et de ralentir le service public, au détriment des citoyens.

 

Source Image: le Journalier