dimanche 2 août 2026

Une mère et son enfant engloutis par la barbarie et l’indifférence en Haïti

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Haïti continue d’être le théâtre d’une violence insoutenable, où la cruauté ne laisse aucune place à l’humanité. L’histoire de Thelemaque Eliana et de son enfant de deux ans en est une tragique illustration. Arraché à sa mère par des criminels sans scrupules, l’enfant a été jeté vivant dans les flammes, condamné à une mort atroce. Dévastée et anéantie par cette barbarie, Eliana erre seule, brisée par le chagrin et l’indifférence générale. Deux semaines après cette tragédie, sans aide ni soutien, elle succombe, mettant ainsi fin à son calvaire dans un abandon total.

Lorsque son corps est découvert à Delmas 103, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Son regard vide et son corps décharné portaient les stigmates d’une souffrance insoutenable. Dans une ville où le bruit et l’agitation ne cessent jamais, elle est morte dans un silence glacial, sans qu’aucune main ne se soit tendue pour lui venir en aide. « C’était comme si elle était déjà morte avant même d’expirer », confie un témoin, frappé par la détresse qui émanait d’elle.

Jusqu’à son dernier souffle, Eliana n’a reçu aucune assistance. Ni les autorités, ni les organisations censées défendre les droits des femmes et des enfants ne se sont manifestées. Son agonie s’est achevée au commissariat de Pétion-Ville, où elle a rendu son dernier souffle, victime non seulement de la violence qui sévit en Haïti, mais aussi du mépris d’un système qui n’offre aucune protection aux plus vulnérables.

Le silence des institutions face à cette tragédie est assourdissant. Aucune déclaration du ministère de la Condition féminine, aucune réaction des organisations de défense des droits de l’homme. « Où sont ceux qui prétendent protéger les femmes et les enfants ? « , s’exclame un militant. Pendant ce temps, l’opinion publique s’interroge : combien de tragédies faudra-t-il encore pour qu’une véritable prise de conscience s’opère ?

L’affaire Thelemaque Eliana est plus qu’un simple fait divers. Elle incarne l’horreur d’un pays où l’impunité tue autant que les armes. Sans une réaction collective, sans un sursaut d’humanité, combien de mères perdront encore leurs enfants dans la barbarie, avant d’être elles-mêmes détruites par le désespoir et l’indifférence ?

 

Source Photo: Instagram Sephora Drouillard