Le gouvernement des États‑Unis a annoncé la suspension temporaire de tous les entretiens liés aux visas d’immigrant dans les ambassades et consulats du pays. Cette décision, prise au début du mois d’août, vise à permettre une remise à niveau des agents consulaires chargés d’évaluer les dossiers, notamment en ce qui concerne le risque de « charge publique » pour les futurs résidents.
Les candidats qui avaient déjà reçu une convocation ont été informés par courriel de l’annulation de leur rendez‑vous. Le Département d’État indique qu’une nouvelle date sera communiquée ultérieurement, sans préciser de calendrier.
Une mesure ciblée sur les visas de résidence permanente
La pause concerne exclusivement les visas permettant une installation durable aux États‑Unis, c’est‑à‑dire les visas d’immigrant. Les visas de courte durée – tourisme, affaires ou études – restent inchangés.
À la tête du Département d’État, le sénateur Marco Rubio supervise l’élaboration de nouvelles directives et d’un programme de formation destiné à uniformiser les critères d’appréciation. L’administration Trump justifie ainsi son approche par la volonté de limiter l’arrivée de personnes susceptibles de dépendre des prestations sociales américaines.
Contexte d’un durcissement migratoire
Cette suspension intervient quelques jours après l’annulation, par un juge fédéral, d’une précédente mesure qui avait gelé le traitement des visas d’immigrant pour les ressortissants de 75 pays. Elle s’inscrit dans une série d’actions visant à renforcer le contrôle des flux migratoires, dont la vérification accrue des activités sur les réseaux sociaux et la révocation de visas.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison‑Blanche en janvier 2025, le Département d’État estime qu’environ 175 000 visas ont été retirés pour des infractions à la loi, des activités criminelles ou d’autres motifs. Une opération ciblée a également abouti à la révocation d’environ 600 visas liés au « tourisme de naissance ».
Programme pilote de caution financière
Parallèlement, un dispositif expérimental impose, dans certains cas, une caution aux demandeurs jugés à haut risque de dépendance publique. La République dominicaine a été le premier pays concerné. Le montant, déterminé au cas‑par‑cas, pourrait atteindre 250 000 dollars, selon des médias américains.
Les autorités américaines insistent sur le caractère privilégié du visa d’immigrant, le présentant comme un droit conditionnel soumis à des contrôles renforcés sous l’administration actuelle.
Source : Vant Bèf Info
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