Dans la nuit du 23 au 24 août 2026, la commune de Kenscoff, à l’est de Port‑au‑Prince, a été le théâtre d’un massacre perpétré par des groupes armés, faisant près de cinquante victimes. Face à cet épisode meurtrier, plusieurs organisations haïtiennes ont publié une note commune le 27 août, appelant à une riposte immédiate et structurée contre les foyers criminels qui sévissent dans la région.
Qui porte la voix ?
La demande provient de l’Union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (Unnoh), du Collectif des enseignantes et enseignants pour la nouveauté de l’Éducation en Haïti (Ceneh), de la Centrale unitaire des travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé d’Haïti (Cutraseph) ainsi que du Jeune Barreau de Port‑au‑Prince. Ces acteurs, issus du secteur éducatif, du monde du travail et du droit, soulignent l’urgence d’une action conjointe des forces armées et de la police nationale.
Exigences principales
Les organisations réclament une « contre‑offensive militaire et policière immédiate, coordonnée et soutenue » afin de neutraliser les groupes armés qui contrôlent Kenscoff et ses environs. Elles demandent également la démission sans délai des membres du Conseil supérieur de la police nationale (Cspn), les accusant d’un manquement grave à leur mandat constitutionnel de protection de la population.
Selon les porte‑paroles, l’incapacité des autorités à sécuriser la zone a favorisé l’escalade de la violence, mettant en danger la vie des civils et sapant la confiance dans les institutions. Elles insistent sur la nécessité d’une stratégie claire, d’un déploiement rapide des forces de l’ordre et d’un suivi transparent des opérations.
Contexte et perspectives
Le massacre de Kenscoff s’inscrit dans une série d’attaques récentes menées par des gangs armés à travers le pays, dont une nouvelle incursion à Montrouis le 20 juillet 2026. Les appels à l’action reflètent la frustration croissante de la société civile face à la persistance de l’insécurité et à l’impunité perçue des groupes criminels.
Les autorités n’ont pas encore commenté officiellement la demande des organisations. Le suivi de la situation et les réponses institutionnelles resteront au centre de l’attention des observateurs nationaux et internationaux.
Source : AlterPresse
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