La Plate-forme des organisations haïtiennes des droits humains (POHDH) a publié, le 4 septembre 2026, une déclaration exprimant sa solidarité avec la famille de Willard Vancol et les victimes des violences survenues entre le 17 et le 21 août dans plusieurs quartiers de Gressier, dont Jasmin, Monachandèl, Ti‑Boukan et Nan Kolin.
Selon la POHDH, ces attaques ont fait plus d’une vingtaine de morts et contraint plusieurs centaines de personnes à fuir leurs habitations. L’organisme reproche aux autorités policières et judiciaires de ne pas avoir réagi de manière adéquate face à ces faits, soulignant l’impunité qui en découle.
Le cas Willard Vancol
Willard Vancol, coordinateur du centre de formation de l’Institut de technologie et d’animation (ITECA) à Ti‑Boukan et directeur de la radio communautaire locale, a disparu le 20 août, jour où le centre a été pris d’assaut par des groupes armés. La POHDH considère sa disparition comme un « coup dur » pour le mouvement paysan et pour les initiatives locales d’éducation populaire, d’agriculture, d’accès à l’eau potable et de formation professionnelle que l’ITECA soutient.
Dans son appel, la plateforme demande aux autorités compétentes de prendre toutes les mesures nécessaires pour établir le sort de Vancol et de garantir la sécurité des structures civiles ciblées par les gangs. Elle rappelle également le rôle crucial de l’ITECA dans l’accompagnement des agriculteurs et la diffusion d’informations via la radio communautaire.
La POHDH invite les instances policières et judiciaires à intensifier leurs investigations, à assurer la protection des témoins et à poursuivre les responsables des violences. Elle insiste sur le fait que l’absence de réponse officielle alimente le climat d’insécurité qui sévit dans la région et compromet les efforts de reconstruction sociale.
Source : AlterPresse
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