Le Rasanbleman Sosyalis pou yon Inisyativ Nasyonal Tou Nèf (RASIN), l’Alternative Socialiste (ASO) et l’Efò ak Solidarite pou Konstwi yon Altènativ Nasyonal Popilè (ESKANP) ont adressé une missive publique au Conseil électoral provisoire (CEP). Dans ce document, les trois formations politiques expriment leurs inquiétudes quant à la rapidité avec laquelle les étapes préparatoires du vote sont menées.
Les signataires critiquent notamment la convocation des partis agréés à une réunion prévue le 19 août, dont l’avis a été transmis moins de vingt‑quatre heures à l’avance. Cette rencontre, censée porter sur l’attribution des numéros de campagne, est présentée comme un symptôme d’une précipitation généralisée dans l’organisation du scrutin.
Les organisations réclament un calendrier plus raisonnable, permettant aux formations politiques d’examiner les documents, de préparer leurs représentants et de participer de façon efficace aux différentes phases du processus électoral.
Sécurité et zones contrôlées
La situation sécuritaire figure également parmi les préoccupations majeures. Un communiqué du CEP du 27 juillet rappelait que la reconquête des territoires occupés par des groupes armés était une condition préalable au respect du programme électoral. Or, à moins de quatre mois du vote, plusieurs zones restent sous le contrôle de ces groupes, dont certaines sont situées dans des circonscriptions à forte densité électorale. Les organisations estiment que cette réalité compromet la capacité des citoyens à exercer librement leur droit de vote et porte atteinte à la légitimité du résultat.
Par ailleurs, les trois formations expriment des réserves quant à la perspective d’organiser une consultation populaire sur la Constitution le même jour que les élections. Elles jugent que cette double échéance pourrait accentuer la méfiance du public dans un contexte déjà fragile et compliquer les efforts de stabilisation institutionnelle.
En conclusion, RASIN, ASO et ESKANP reconnaissent la nécessité de sortir de la crise politique, mais insistent pour que le CEP privilégie la qualité du processus électoral plutôt que sa rapidité. Selon elles, la réussite du scrutin dépend davantage de la garantie d’un environnement sûr, transparent et impartial que du simple respect d’un calendrier serré.
Source : Vant Bèf Info
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