L’inspecteur divisionnaire Gary Jean Baptiste a souligné l’urgence d’une action coordonnée contre les faux documents d’identité, qualifiant la situation actuelle d’alarmante. Selon lui, la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) et la Direction Centrale de la Police Administrative (DCPA) doivent être équipées de solutions technologiques capables d’identifier rapidement les citoyens et de vérifier la validité des pièces présentées.
Une unité spécialisée, une priorité
Le spécialiste propose la création d’une unité dédiée à la lutte contre la fraude documentaire, qu’il décrit comme le maillon faible de l’administration haïtienne. Il rappelle que de nombreux faux documents d’identité en provenance d’Haïti ont déjà été interceptés par les services spécialisés d’autres pays, sans toutefois fournir de précisions supplémentaires. Cette unité, envisagée avec le soutien de l’École Nationale Supérieure de Police de France, serait chargée de centraliser les moyens d’enquête et de former les agents aux nouvelles technologies.
Sécurité routière et contrôle des véhicules
Parallèlement, l’inspecteur insiste sur la nécessité d’équiper les agents de la Direction de la Circulation et de la Police Routière (DCPR) d’outils capables de lire les plaques minéralogiques et d’identifier les propriétaires des véhicules. Il note que les saisies récentes de faux permis de conduire témoignent de l’implication de réseaux criminels dans la production de documents falsifiés, y compris les cartes d’identité nationale et les passeports.
Selon ses propos, un contrôle technique renforcé et la mise à jour des bases de données permettraient de réduire de moitié le niveau d’insécurité, en limitant le trafic d’armes, les enlèvements et les activités des gangs. Il estime que 60 % des véhicules transportant des passagers sont en mauvais état et devraient être retirés de la circulation.
Pour concrétiser ces réformes, le spécialiste recommande d’élever la DCPR au rang de direction centrale de la PNH, afin de disposer de bureaux dans les dix départements. Il rappelle que, entre 2024 et 2025, une équipe d’une quarantaine d’agents de la DCPR a contribué à une baisse notable des enlèvements grâce à des interceptions de véhicules à fausses plaques.
Source : Radio Métropole
Radio Métropole







