mercredi 16 septembre 2026

Le CICR dénonce la vague meurtrière des gangs à Kenscoff et réclame la protection des civils

Le Comité international de la Croix‑Rouge exprime son indignation face aux violences qui ont fait plus de quarante morts à Kenscoff du 23 au 24 août 2026 et exige la sauvegarde des populations non‑combattantes.

Le CICR dénonce la vague meurtrière des gangs à Kenscoff et réclame la protection des civils
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Le Comité international de la Croix‑Rouge (CICR) a publié une note de consternation après les affrontements qui ont éclaté dans la commune de Kenscoff, à l’est de Port‑au‑Prince, dans la nuit du 23 au 24 août 2026. Selon les informations obtenues, les combats entre groupes armés ont fait plus de quarante victimes, dont des civils, des personnes déplacées et des blessés.

Appel à la protection des populations civiles

Dans son communiqué, la cheffe de la délégation du CICR en Haïti, Marisela Silva Chau, rappelle que les civils – femmes, enfants, personnes déplacées et blessés – ne doivent jamais être ciblés, retenus ou pris en otage. Elle insiste sur le fait que ces personnes doivent être à l’abri des hostilités et bénéficier d’une protection effective, quelles que soient les circonstances.

Cette demande s’inscrit dans un contexte où les affrontements entre gangs continuent de fragiliser la sécurité du pays et d’alourdir le fardeau humanitaire déjà lourd. Le CICR souligne que la population haïtienne subit quotidiennement les conséquences de ces violences, qui entravent l’accès à l’aide humanitaire et aggravent les conditions de vie.

Le CICR invite les autorités haïtiennes, les groupes armés et la communauté internationale à respecter le droit humanitaire et à garantir la sécurité des civils. Il rappelle également l’importance de permettre aux équipes humanitaires d’opérer sans risque afin d’apporter assistance médicale, nourriture et abri aux personnes affectées.

La note du CICR, datée du 27 août 2026, ne mentionne pas de mesures concrètes prises à ce jour, mais elle constitue un rappel pressant de la nécessité de protéger les civils dans un pays déjà confronté à une crise sécuritaire profonde.


Source : Alter Presse
AlterPresse