Dans la commune de Kenscoff, la nuit du 23 au 24 août a été marquée par une attaque qui a fait au moins 47 morts, 22 blessés et plus de cinquante personnes disparues ou enlevées, selon les Nations Unies. Des enfants comptent parmi les victimes, accentuant le drame humain.
Des priorités bouleversées
À quelques jours de la rentrée, les parents qui, d’ordinaire, se préparent à acheter livres, uniformes et fournitures, se retrouvent confrontés à la nécessité d’identifier des corps et d’organiser des obsèques. Le besoin d’un drap blanc pour couvrir les défunts devient plus urgent que celui d’un cahier d’exercices.
Cette inversion des priorités révèle l’impact direct de l’insécurité sur l’éducation : les enfants, déjà traumatisés, voient leurs repères scolaires remplacés par la peur et le deuil. Les familles, quant à elles, doivent concilier le chagrin avec les exigences d’une nouvelle année scolaire.
Appel à la sécurité et à la justice
Les habitants de Kenscoff réclament davantage que des statistiques. Ils demandent une protection effective, un soutien aux familles endeuillées et la garantie que leurs enfants puissent retourner en classe sans crainte d’une nouvelle violence. Le besoin de justice et de sécurité se place au cœur des revendications locales.
Dans un pays où les parents s’interrogent davantage sur le financement des funérailles que sur celui des fournitures scolaires, la situation souligne l’urgence d’une réponse étatique et internationale capable de restaurer la confiance dans les institutions et de permettre aux enfants de poursuivre leurs études en toute sérénité.
Source : Vant Bèf Info
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