mardi 4 août 2026

Le gouvernement haïtien charge l’administration publique de soutenir le processus électoral de 2026

Une circulaire du Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé ordonne aux services de l'État de faciliter les démarches électorales, de garantir la neutralité et de coopérer avec le Conseil électoral provisoire avant le premier tour du 13 décembre 2026.

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Le 31 juillet 2026, le Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé a diffusé une circulaire (n° 018) invitant l’ensemble des structures de l’administration publique nationale à contribuer à la mise en œuvre du décret électoral du 2 juin 2026, tel que modifié le 2 juillet. Cette instruction, publiée le 3 août sur les réseaux officiels, vise à assurer que les services de l’État délivrent rapidement certificats, attestations et tout autre document requis par les candidats, tout en harmonisant les procédures administratives.

Neutralité et sanctions

Le texte rappelle l’obligation de neutralité des agents publics et interdit l’usage des biens, véhicules ou ressources de l’État au profit de partis ou de candidats. Les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par le même décret, tant sur le plan administratif que pénal.

Calendrier électoral et conditions de mise en œuvre

Le Conseil électoral provisoire (CEP) a publié le 27 juillet 2026 le calendrier des scrutins. Le premier tour, qui regroupe l’élection présidentielle, les législatives et une consultation populaire sur les réformes constitutionnelles, est fixé au 13 décembre 2026. Le CEP a toutefois conditionné le respect de ces dates à la création d’un « climat sécuritaire acceptable » et à la disponibilité des ressources financières nécessaires.

Entre mars et juin 2026, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a recensé 185 incidents sécuritaires et humanitaires, tandis que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) estimait à 1,47 million le nombre de personnes déplacées internes en mai 2026. La circulaire ne détaille pas les mesures envisagées pour surmonter ces défis, se limitant à encadrer le rôle de l’administration dans le processus électoral.

En résumé, le gouvernement cherche à mobiliser les services de l’État afin d’assurer la régularité et la transparence du scrutin, tout en rappelant les exigences de neutralité et les sanctions applicables en cas de manquement.


Source : AlterPresse
AlterPresse