Ce week‑end, les unités spécialisées de la police haïtienne, épaulées par une task force, ont intensifié leurs interventions dans les zones élevées de Gressier, notamment le secteur de Morne à Chandelle qui assure la liaison entre Carrefour et la commune. Un hélicoptère a survolé les positions tenues par les groupes armés, offrant un appui aérien aux forces au sol.
Réactions des habitants
Les résidents de Gressier ont salué ces actions et ont demandé une extension de l’opération à l’ensemble du territoire communal. Ils craignent que les autorités se concentrent uniquement sur le centre‑ville, laissant les zones rurales à la merci des gangs, ce qui freinerait la reprise des activités agricoles et commerciales.
Selon l’ancien député Antonio Vericain, les informations recueillies auprès des riverains indiquent que les criminels contrôlent des postes de péage le long de la route de Morne à Chandelle depuis plusieurs années, imposant des rançons aux automobilistes et des contributions aux commerçantes. Ils auraient également contraint les habitants à sacrifier du bétail pour nourrir leurs membres.
Différence avec les gangs du centre‑ville
Contrairement au groupe connu sous le nom de « 103 zombies », qui aurait mené des destructions massives au centre‑ville, les bandes opérant dans les mornes afficheraient une volonté de cohabiter avec la population locale, tout en utilisant les civils comme boucliers contre une éventuelle offensive policière.
Renforcement du dispositif sécuritaire
Des dizaines de policiers, équipés de véhicules blindés et d’un engin lourd destiné à démolir les structures illégales, ont été déployés à Gressier après plus d’un an d’attente. Les opérations de démolition visent à libérer les artères principales, notamment la route nationale 2, afin de permettre le retour des déplacés et la reprise du commerce.
Les autorités locales estiment que la sécurisation de la voie Morne‑à‑Chandelle est cruciale pour reconnecter la péninsule sud à la métropole de Port‑au‑Prince, où les commerçants sont contraints d’emprunter des chemins agricoles détériorés.
Source : Radio Métropole
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