Depuis lundi, plusieurs chauffeurs de transport public, chargés de denrées périssables telles que des carottes, de la viande et des choux, se sont retrouvés piégés à Lascahobas en raison d’un mouvement de protestation des habitants de la commune. Ces derniers ont érigé des barricades sur la route nationale n°3 pour protester contre la réduction drastique des heures de fourniture d’électricité dans la commune.
Une impasse prolongée
Trois jours après le début des tensions, les camions transportant des marchandises depuis la frontière d’Elias Piña restent immobilisés. Cette paralysie inquiète non seulement les transporteurs, dont la marchandise risque de se détériorer, mais aussi les commerçants et les consommateurs qui dépendent de ces produits.
« Nous sommes bloqués ici depuis des jours sans solution. Nos marchandises risquent de pourrir, ce qui représente une perte énorme pour nous », déclare un chauffeur sous couvert d’anonymat. Face à cette impasse, les transporteurs lancent un appel pressant aux autorités pour qu’elles interviennent rapidement et trouvent un terrain d’entente avec les manifestants.
Un climat de tension et des violences signalées
Le mouvement de protestation, marqué par des routes bloquées et des barricades, a également donné lieu à des violences. Selon les informations parvenues à notre rédaction, au moins un enseignant a été blessé par balle alors qu’il se trouvait chez lui. Les circonstances exactes de cet incident restent floues, mais elles illustrent le climat d’insécurité croissant dans la région.
Dans l’attente d’une réponse des autorités compétentes, les tensions restent vives à Lascahobas. Les habitants, déterminés à se faire entendre, maintiennent la pression sur les autorités, tandis que les chauffeurs des transports publics restent bloqués, impuissants face à la situation.
Source Image: vant Bef Info








