mercredi 16 septembre 2026

Un nouveau suspect inculpé aux États‑Unis dans l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse

Les procureurs fédéraux de Miami ont mis en examen Rafael Guerrero, accusé d’avoir participé à la planification et au financement d’une opération visant à renverser Jovenel Moïse, tandis que le procès de Christian Emmanuel Sanon s’apprête à débuter.

Un nouveau suspect inculpé aux États‑Unis dans l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse
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Les autorités judiciaires américaines ont annoncé l’inculpation de Rafael Guerrero, résident de Pembroke Pines, Floride, comme nouveau protagoniste du complot qui a conduit à l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse le 7 juillet 2021. L’accusation repose sur son rôle dans la mise à disposition d’un crédit de 175 000 dollars à une société de sécurité de Doral, destiné à soutenir le pasteur haïtiano‑américain Christian Emmanuel Sanon, qui ambitionnait de succéder à Moïse.

Des réunions axées sur le renversement du pouvoir

Selon les procureurs, Guerrero a participé à plusieurs rencontres où les participants ont débattu de la chute de Moïse et de l’installation de Sanon à la présidence. Ces discussions auraient également porté sur l’achat d’armes et de munitions pour des commandos colombiens engagés dans l’opération, ainsi que sur l’expédition illégale de gilets pare‑balles depuis la Floride vers Haïti.

Sanon face à la justice américaine

Christian Emmanuel Sanon, âgé de 67 ans, doit comparaître devant un jury à partir du 28 septembre. Le procès, initialement reporté pour raisons médicales, le confronte à des accusations de conspiration en vue d’assassinat, de trafic illégal d’équipements de protection et de tentative d’organiser une expédition militaire contre un pays ami, passibles de la peine de prison à perpétuité.

Guerrero, quant à lui, a comparu devant le tribunal fédéral de Miami et fait face à une accusation de conspiration contre les États‑Unis. Il risque jusqu’à cinq ans d’incarcération, trois ans de libération surveillée et une amende de 250 000 dollars. Libéré sous caution de 150 000 dollars, il a déclaré son innocence.

Cette mise en examen s’inscrit dans le cadre d’une série de procédures judiciaires menées en Floride du Sud, où plusieurs acteurs liés à l’affaire ont déjà été condamnés. En Haïti, l’enquête demeure opaque, le Réseau national de défense des droits humains dénonçant un manque de transparence quant aux faits réels.


Source : AlterPresse
AlterPresse