jeudi 17 septembre 2026

Une lueur d’espoir se fait sentir à Solino

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Après la visite de plusieurs hauts-gradés de la police nationale d’Haïti (PNH), dont le responsable de la direction départementale de l’Ouest (DDO1), le commissaire divisionnaire Dumond Luckner, fraîchement investit dans ses fonctions, les habitants de Solino peuvent vraiment respirer à nouveau, car depuis le 17 octobre dernier les gangs armés avaient effectués des multiples incursions dans certaines zones de ce quartier où plusieurs maisons ont été incendiées par ces voyous.

Au moment de sa visite, le commissaire Dumond Luckner a déclaré que la police nationale va s’engager afin que tout rentre dans l’ordre à Solino, un quartier composé de 24 blocs.

D’autre part, les citadins ont profité pour se rendre à St Michel, une zone limitrophe de corridor Bastia, fief du caïd Kempes, où ils ont enlévé les barrages apposés par ces hommes armés, qui servaient de forteresse en faisant obstacle aux blindés de la PNH.

Plus loin, une vive satisfaction a été ressentie sur les visages des habitants par la visite de ces hauts gradés, tout en disant qu’ils ne se sentent pas délaissés dans cette lutte sempiternelle contre ces délinquants qui veulent à tout prix prendre le contrôle de Solino. « S’il y a de la volonté, Solino ne sera pas le prochain territoire perdu », ont-ils scandé. Par contre, une base de la PNH a été établie à Delmas 24.

Toutefois, les dégâts restent énormes, car les bandits ont détruit pas mal de bâtiments tels que : une bonne partie du Parc Celtic, l’église Mont-Carmel du Rocher, le couvent et l’hôpital des missionnaires de la Charité ont été vandalisés et incendiés par ces groupes armés.

Faut-il bien le souligner depuis l’envahissement de ces hommes le 25 avril dernier à ruelle Descatine, Caonabo, St Lot, Chéraquit et Bonnet, des quartiers déjà contrôlés par les hommes du caïd de Delmas 6, la population civile des zones déjà citées, qui ne savait quoi faire lors de ces assauts féroces de la coalition criminelle a été obligée de prendre leurs jambes à leur cou. Malgré tout, les policiers ont imposé aux bandits une sérieuse résistance, afin de les déloger dans les locaux de l’Institution Mixte Paul Lochard, située à Delmas 24, rue St Lot, qui était leur cachette, devenant plus tard leur cimetière.

Source Photo: France Info

Dorvil Webertson