Dans la nuit du 23 au 24 août, la commune de Kenscoff a été le théâtre d’une violente incursion de groupes armés. Les premiers chiffres annoncés ce matin indiquaient une vingtaine de morts, mais le bilan a rapidement été révisé à plus de trente décès confirmés en milieu de journée.
Les assaillants ont fait usage d’armes à feu et d’explosifs, semant la terreur parmi les habitants. Les tirs soutenus et les détonations ont été entendus pendant plusieurs heures avant que les forces de l’ordre n’interviennent et ne parviennent à repousser les agresseurs. Outre les victimes mortelles, de nombreux blessés graves ont été transportés vers les établissements de santé de la région.
Exode de la population
Face à l’intensité des combats, des centaines de familles ont quitté leurs habitations, cherchant refuge dans les communes voisines. Les autorités locales signalent une situation humanitaire précaire, avec des besoins urgents en hébergement, nourriture et soins médicaux pour les déplacés.
Le gouvernement, dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé, a réagi rapidement. Dans un communiqué officiel, les responsables ont exprimé leurs condoléances aux familles touchées et ont annoncé le déploiement de renforts de sécurité afin de rétablir le contrôle total de la zone. Les forces de l’ordre ont été placées en état d’alerte maximale, avec pour mission de protéger les civils, sécuriser les quartiers affectés et intervenir sans délai.
Le porte‑parole du gouvernement a qualifié l’incident d’« odieuse agression » et a souligné la détermination de l’État à empêcher tout groupe armé de prospérer sur le territoire haïtien. Une feuille de route a été présentée, axée sur la protection de la population, le rétablissement de l’ordre public et la prévention de nouvelles violences.
Source : Radio Métropole
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